(note: bien souvent, mes posts sont bourres de fautes d orthographe et manquent de photos. Je sais… J ai rarement le temps de me relire et que les connexions Internet en Chine sont parfois pourries, ce qui me fait perdre beaucoup de temps. Desole… Je fais le maximum!)
Jour 24 (16/10/09)
Laosengtang(老僧堂)-Liukou(刘口)
Province du Shandong(山东省)
-112km-
Comme notre première nuit en tente, celle-ci a été pour nous synonyme de froid et de bruits bizarres. C’est impressionnant ce que la nature peut faire comme bruit la nuit! Il est facile de croire à des bruits de pas, alors qu’il n’en est rien. Le soleil se couche et c’est toute la nature qui bouge: les arbres, les plantes, les moustiques, les mouches, les insectes, absolument tout réagit, à tel point qu’on a l’impression que des dizaines de personnes et d’animaux circulent autour de nous. Puis deux heures plus tard, dans la profondeur de la nuit, tout dort, plus aucun bruit. Jusqu’à ce que le soleil se lève. Alors la nature se réveille.
Nous aussi nous levons avec le soleil, à 6h. Je mets de l’huile pour graisser ma pédale qui fait des ‘clics’. Résultat concluant: plus de bruits. Nous allons prendre notre petit déjeuner de lbx comme d’habitude: baozi (包子, pains fourrés) œufs-ciboulette et carottes-cheveux d’anges, et pour Andy bien sûr, porc! Des enfants nous entourent, et Evan leur fait toutes sortes de grimaces qui les font rire. Des passants nous demandent évidemment d’où nous venons. Je leur dis que nous sommes Brésiliens et Argentins, et que nous sommes venus en Chine à vélo. Ils nous croient sans se poser la moindre question.
Cette journée de vélo commence difficilement. Les bruits de mon vélo commencent à être plus intenses, et le vent est contre nous. Cela ne m’empêche pas de pédaler à fond. Un petit coup de Johnny et tout va mieux!
Pour déjeuner (l’effort est intense et nous mourrons tous les trois de faim), nous nous arrêtons devant un très bon restaurant spécialisé dans le mouton. La viande de mouton est en effet délicieuse, même si un peu chère, et les bing (饼, galettes), chaudes et farineuses. Seul bémol: nous voyons à moins de 10 mètres des lbx décharger des petites chèvres de leur moto, pour les saigner et les désosser une par une. Le cri de la chèvre égorgée me fait froid dans le dos, surtout quand je pense ce que doivent ressentir les autres survivantes, allongées par terres avec trois pattes attachées, attendant dans un stress intense le coup de grâce de leur bourreau. Evan et Andy, eux, paraissent insensibles au spectacle. Heureusement, des tables et une moto cachent la vision de ce spectacle macabre.